Au seuil de ma demeure …

 

Qui que tu sois, tu es le bienvenu sur ce blog...même si tu n'as pas réalisé de grands voyages ! Car le voyage, le "vrai" (les chemins me l'ont divinement murmuré) c'est l'amour et l'écoute que tu portes en toi !

 

Ecouter un oiseau

Sourire à un inconnu

C'est déjà partir

C'est forcément aimer ...

MERCI d'être venu jusqu'ici !

 

Sabine

 

Quelque part un écho…

135- et beaucoup d'émoi!

La pensée vient en marchant (Nietzche)


L’essence même de cet espace..

 

Le cœur est dans chaque être

et dans chaque chose

j'aime aller à cette encontre

et en partager la lumière ...

C'est à la lueur de cette sublime chandelle

qu'avancent main dans la main

mes pas mes images et mes mots !

 

Sabine

 

Sourire de l’instant

 

Je ne puis toujours libérer mes pas comme je le souhaiterais vers ce chemin virtuel que j'affectionne tant !

Mais, chut, le temps ne me voit pas toujours et je parviens de temps à autre à venir, ici, lui dérober dans ses poches ma friandise préférée ........"le partage" !!!

 

Une pèlerine des sentiers du coeur.

 

Mots d’en-faon …

 

Voici des mots pour vous, ce matin, recueillis aux pieds d’un saule-pleureur :

“Maman maman, l’arbre a des cheveux !”

 

Et encore ces mots, tombés des poches d’un étourneau, perdu au coeur d’une nuée :

“Maman, il pleut des oiseaux !”

 

Ces mots se sont envolés des lèvres de ce petit garçon-poète    

 

….

 

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Kewan, mon petit “loulou des îles”

 

 

Qu’en penses-tu, toi, “l’oiseau Kirikou” ?

 

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…dans mon jarre-daim !

 

 

“J’en pense que …

 

tous les enfants sont des Prévert

effaçant de leur inépuisable tendresse,

un à un,

tous les barreaux de la tristesse …

Qu’ils font des sanglots de Verlaine

de douces tresses,

tricotées des mains des ruisseaux …

Et je les vois appeler sur leurs berges

tous les pauvres d’Hugo, 

pour en faire des âmis

qu’ils blottissent secrètement au chaud

dans leur grand coeur-abri

en chatoyant manteau de laine !”

 

( L’Happy-vert)

 

 

————

 

S’il vous plaît, n’enlevez pas le petit chapeau du mot “âmis”, il protège du froid la racine “âme” qui y est contenue !

 

J’en profite pour plein de choses ….

 

Vous dire que la petite Esaïah grandit à “mère-veille” ,

que sa joie va de “père” ,

 qu’elle aura une petite soeur en avril,

et que je suis une “mâmie” heureuse !

 

 

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 ma “tite fleur des îles”

 

 

Vous souhaiter aussi un …

 

“SUP-herbe automne !”

(car je ne l’avais même pas encore fait, il me semble ….)

Mais je ne suis pas une fidèle des saisons,

pouvant vêtir mes mots d’une simple robe à fleurs en hiver et d’une guirlande de Noël au printemps ….!

 

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…mes mâts-thym 

 

 

Et  nourrice-haies vous du meilleur…

 

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…Bon âmi-vert-serre !

 

 

de mets

au goût de l’essence-ciel !!!

 

 

Quand mon arbre à paroles ………

 

 

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Quand mon arbre à paroles chante,

tous les oiseaux ont leur regard d’enfant

et la vie se tient perchée sur leurs ailes,

s’en allant croquer des petits bouts de ciel bleu …

 

Quand mon arbre à paroles rit,

c’est comme si

ses bras ruisselaient de confettis,

le monde entier erre amoureux,

les nuages sont

guirlandes de poèmes

et les lèvres rouges du crépuscule

se retrouvent posées sur celles du matin …

 

Quand mon arbre à paroles pense,

toute la peau de son tronc se ride

et on y entend d’étranges rivières,

ce sont les larmes de la terre …

La pierre soudain se recueille

et même les fleurs ont du chagrin !

 

Quand mon arbre à paroles s’endort,

il rêve que je viendrais encore

avec lui

chanter et rire,

penser et puis les maux dire,

adossée contre son âme …

Alors,

je pose un simple baiser sur son coeur,

tatouant de mes mots hagards

son beau visage de vieillard !

 

(Sabine)

 

 

A pas de mouche ….!

 

Imaginez

un coeur aux mille mains …

Des mains pour écrire, dessiner, et s’envoler vers des lendemains humains…

Des mains venant s’ouvrir comme autant de fleurs dans les yeux d’un enfant …

 

Ce  coeur existe bel et bien !

Je l’ai entendu battre en suivant un merveilleux  chemin, celui  des “Anthologies éphémères”.

Il s’agit d’oeuvres regroupant tout un collectif d’auteurs et de créateurs et dont l’intégralité des bénéfices est reversée à l’Association “Rêves” pour les enfants malades.

Trois anthologies ont déjà été réalisées.  Pour en savoir davantage, je vous invite à suivre ce lien 

 

J’ai eu envie de mêler mes mains à cette gigantesque poussée d’espoir en devenant à mon tour co-auteur !

Pour cette quatrième anthologie, il est question d’un mariage ……

Elle s’appellerait Marie 

Il s’appellerait Clément …

De nombreux textes ont déjà été écrits à plusieurs mains, créant une foule de personnages !

Afin de pouvoir entrer dans la ronde, j’ai invité “Séraphin” le conteur à intervenir juste après la pièce montée …

 

 

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Ce n’était plus une part de pièce montée mais un vrai “bout de paradis” qui venait joncher chaque assiette à dessert veinée de roseaux élégants, frémissant sous le vent des délices et le plaisir ému des gourmets de ces lieux …

A ce voyage intense, tout en sensualité et saveurs étourdissantes, allait en succéder un autre, fait de senteurs exquises, de mélodies et d’images enchanteresses…

Se jouait à l’instant une fascination des sens : goûter, se taire, puis écouter et se taire à nouveau …

Et c’est dans un royal silence de monastère que Séraphin, le conteur, entra sur la scène, commençant son histoire par ces mots :

 

” Sur le mur fraîchement repeint, aux couleurs mi herbe mi lait, deux mouches marchaient le coeur dans les nuages …

 

Un enfant observait leur flânerie depuis un moment …

L’une semblait tout droit sortie d’une aquarelle sublimée à l’encre de Chine,  l’autre portait sur les ailes d’étranges motifs lumineux ; une âme d’artiste y verrait un boulier en perles de rosée servant à faire compter les fées.

Leur démarche légère et le petit vent de septembre qui entrait par la fenêtre, flairant bon la pomme et la fleur du splendide buddleia, avaient totalement assoupi l’enfant.

Il dormait franchement à présent, d’un sommeil plein d’appétit !

 

Les deux mouches l’avaient accompagné dans ce voyage astral, où elles étaient devenues d’une beauté fantasmagorique, et le monde qui les entourait n’en répandait pas moins ce parfum d’éden …

Elles avançaient à pas “contés” sur un long tapis nuptial suavement mordoré, ondulante coulée de miel que déversait avec un soin fiévreux une armada de guêpes indiennes.

Chacun de leurs gestes dessinait une vague déferlant sur l’horizon.

Au-dessus de leurs têtes, quelques épeires diadèmes tissaient sans relâche d’irréelles grappes de soleil.

Les milliers de papillons qui virevoltaient  tout autour formaient un ballet de roses décalées …

On entendait au loin le choeur des cigales entamer “Oh happy day”.

Une libellule dans sa robe de ciel en dentelles de lune attendait immobile, face au pupitre, de pouvoir commencer son discours …

Jamais, de sa vie de garnement, l’enfant n’avait assisté à une telle cérémonie. Il ne manquait plus qu’une princesse des neiges brodant, de ses doigts de sapin blanc, des baisers angora !

 

Il tournoyait, lui aussi, de tout son soûl dans l’air, devenu une ode à la féerie, quand un vacarme sourd lui secoua la tête …

Une cloche s’était mise à sonner, sonner à tue-tête, le réveillant d’un bond !

Une voix sévère et qui lui était bien familière retentit à ses côtés  ”Clément, tu peux quitter le coin, c’est l’heure de la récréation”.

Il posa sur l’étagère l’immense bonnet aux oreilles d’âne qui avait maintenu son rêve à l’abri et, sautillant telle une grenouille qui viendrait de retrouver son marais,  il alla rejoindre le petit groupe de cancres qui se tenait sous l’odorant buddleia.

Il leur raconta, exalté, cette histoire de mariage un peu folle et pour le moins extraordinaire …!

 

Plus tard,

il devint poète-voyageur et épousa Marie qui enseignait à Tsé-Tsé, un petit village en plein coeur de l’Afrique.

La kalimba remplaça les cigales et les boucles d’hibiscus les papillons.

Aux dires des habitants, ce fut de loin le mariage le plus “aérien” du siècle !

 

Une question me brûle toutefois les lèvres et oserai-je un jour demander à Marie s’il existe, dans un coin de sa classe, une étagère où trônent  …

quelques  bonnets aux oreilles de fennec !!!  ”

(et Séraphin sourit !) 

 

A ces derniers mots,

tous les enfants de l’assistance éclatèrent de rire et combien il fut bon de les entendre ou, pour certains, de les voir se tenir le ventre !

Adeline, à qui rien n’échappait et qui avait bu ce conte à petites gorgées heureuses, aurait bien troqué sa jolie robe de satin blanc contre un pagne court,  pour aller jouer à l’élastique ou au serpent chat,  les pieds nus sur le sable chaud, et sucer avec gourmandise un pain de singe.

La mouche Bztt ne pensait plus qu’à retourner sur les bancs de l’école. Monsieur Paul, l’instituteur en retraite, revoyait avec mélancolie toutes ses bouilles d’espiègles qui avaient, sans conteste, enrichi ses jours.

Quant à l’ensemble des invités, il  déployait sur les mariés un regard nomade et bondé de fantaisie…

Il les imaginait à présent voguant sur une pirogue à l’affût du grand héron, emmêlant leur désir d’évasion aux cheveux des mangroves, ou savourant un jus d’oseille aux pieds d’un baobab, ou encore respirant le crépuscule entre deux vols de pélican …

Et que pouvait bien en penser nos mariés après s’être abreuvés de ce conte d’un autre temps ?

Qu’adviendrait-il de leurs projets, eux qui n’avaient même pas encore défini la destination de leur voyage de noces ?

Alors, qui sait, les rencontrerons-nous un jour endormis sous un manguier, bercés par une chanson douce émanant du lointain …!

 

  

Compostelle alsacien : le récit.

 

J’ai essayé de faire de ce récit  ”le chemin le plus vivant, le plus vrai possible”. C’est au fil de nos pas, de nos états d’âme et de nos émotions qu’il avance donc !

Afin de le vivre pleinement à votre tour, il faut en prendre toute la substance, sans en gaspiller la moindre goutte, et vous laisser traverser par ses multiples messages …

Pour celles et ceux que la longueur d’un texte effraierait quelque peu, je conseille d’oublier pour un temps le temps, de vous laisser porter et tout savourer à foison comme le ferait sur le chemin un pèlerin épris.

Je vous “remercie”, au nom ……de toutes les splendeurs rencontrées, humaines entre autres !

 

 

 

Préface

 

 Rien n’est plus grandiose, sûrement, que la force de coeur et d’émotion avec laquelle on accomplit une chose …

 

Je vous dis cela car,  j’avance à tâtons vers ce récit, promis auprès de vous depuis si longtemps, mais également l’un des plus chers à ma plume ….

Je m’en approche et, peu avant de croiser son regard, tout mon être se met à battre la “ch’âme-rade”,  comme s’il allait se noyer tout entier dans un émoi trop profond !

 

J’avais commencé à écrire ” Il était une fois un voyage fait de silence, de souffrance et d’extase, et tout s’était arrêté là …

Trouverai-je les mots, m’étais-je dit, pour savoir traduire tout ce qui m’y éleva plus haut que le firmament  ….!

 

Et tout à coup, je me souvins ……..

Je me souvins que, lors de ce même voyage, j’étais devenue au fil de mes pas “arbre aux racines  solidement plantées dans la terre”,  me donnant la force d’affronter la voix des tempêtes et le tumulte incessant des océans.

Je me souvins que, des cendres de ma tristesse, tout s’était ranimé en rires d’oiseaux et mélodies de clochers …

 

Alors, oui, et quels que soient mes mots pour le dire, les souvenirs et instants évoqués, TOUT  resterait à jamais “grandiose”, et en transmettrait toute la lumière et toutes les senteurs !

 

“Nous avons fait ce voyage à pied pour Toi, mais tu nous l’as rendu au centuple ! Durant tout le chemin, je te ressentais tel un petit oiseau, volant au-dessus de nos têtes, la fleur au bec, tissant un à un nos instants comme l’on tisse un nid douillet ….”

 

Notre périple alsacien” fut un hommage rendu”.

A notre ange, Yoann, ayant vécu plusieurs années à Strasbourg peu avant son envol, le 23 octobre 2008.

Et ce récit est un cadeau, mon cadeau pour lui en ce 23 octobre, date anniversaire de sa naissance ou “renaissance” dans le ciel !

 

———————– 

 

 

De l’infime au merveilleux …

 

L’Alsace est très certainement le parcours “le plus” touristique de France où l’on peut s’enrichir de mille et une connaissances  !

Mais, était-ce vraiment l’objectif premier d’un pèlerin ?

Non, pas en ce qui me concerne en tout cas !

 

De mes chemins, j’emporte des voix, des sons, des odeurs, une atmosphère que je n’oublie jamais …

 

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 Ici, à Surbourg, un enfant se baignait au beau milieu des poules …

Un peu plus loin, j’entendis résonner d’une maison quelques coups de marteaux,  puis le bruit d’une scierie…

Tout grouillait de vie et j’eus la féerique impression, un instant, d’emporter dans mon sac ces petits bouts de vie.

Ils m’entouraient d’entrain et de réconfort !

 

Après la rue de la scierie, le chemin suivait une ancienne ligne de chemin de fer désaffecté, il y avait les traverses de bois sur le sol et, devant nous …

“le cadeau de la journée” !

De ces cadeaux, de ces friandises que le chemin aime à nous laisser de façon divinement impromptue …

Il y avait, là, devant nous, après ce long désert brûlant traversé, une forêt !

 

 

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Nous avons plongé nos têtes folles et nos corps fatigués dans ce feuillage, avec une envie d’y croquer à pleines dents comme dans une pomme .

Et là, j’en ai encore le parfum niché au creux de mes narines, l’écorce des arbres sentait le savon ! 

Qu’il devait être exquis de rouler en train ici, ai-je alors pensé rêveusement, pour un peu le rythme des roues sur les rails m’aurait bercée !

 

 

 Des sons, des odeurs, des voix ……

 

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Ici, près du couvent de Rosheim, une jeune fille jouait du violon, sa silhouette se dessinait au travers de la baie vitrée …

Les notes étaient angéliques et prenaient plaisir à s’échapper par la fenêtre ouverte, comme pour nous dire “Que votre chemin soit merveille !”

Une savoureuse odeur de soupe aux choux planait dans l’air …

Nous étions en Alsace, pays où tout fleure bon et où, même la tristesse, deviendrait attachante !

 

 

 

Sur les chemins, je m’emplis de sensations qu’on ne vit qu’une fois !

 

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 comme …

grimper un escalier vers ma chambre, en plein coeur des vignes, un verre de vin à la main (grâcieusement offert par Mme Dolder, la vigneronne chez qui nous étions ce soir-là, à Mittelbergheim) et entendre sonner le clocher au même moment !

 

 Je pense que nous emportons d’un pays quelques secrets de son coeur, trésors d’un verger bien gardé, dont l’entrée ne se voit pas au premier regard …

 

 

 

Notre approche avec ce “pays de contes de fées”

 

Ce pays nous séduisit aussitôt !

Avec ses meules, ses balcons, ses canaux,  ses arcades …

Et les maisons, qu’au fil des jours et des émerveillements,  je comparerai à “des maisons de poupées”, que des âmes d’enfants auraient parées de leur fantaisie  et colorées de leur pinceau naïf, trempé dans la beauté des fruits et des fleurs !

 

 

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Les habitants, quant à eux, nous ont semblé si bien correspondre au cadre enchanteur de ce terroir …

Ce petit grand-père, par exemple, qui fut l’une de nos premières rencontres !

 

 

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Il nous conta l’acier et la disparition des fonderies, les champs de patates bêchés à la main,  le talent des femmes qui faisaient naître, de l’or de la paille, de superbes gerbes, et les belles soirées champêtres dont l’écho semblait  encore retentir dans son regard !

 

 

Cet esprit de labeur, de respect et de générosité devait continuer à nous émouvoir, quelques pas plus loin, avec la rencontre de Mr Dominique MOOG, Prêtre à Wissembourg …

Il est 14 heures. Le Prêtre ne devait nous accueillir que deux heures plus tard.

Nous ne saurons donc jamais pourquoi l’instinct nous poussa à nous diriger vers le presbytère à cette heure-là de l’après-midi !

Sur le point d’arriver, qu’elle ne fut pas notre stupeur lorsque nous vîmes s’arrêter une voiture à notre hauteur et apparaître un visage jovial s’adressant à nous en ces termes constellés d’espoir “Vous ne seriez pas les pèlerins de Compostelle que je dois héberger aujourd’hui ? “

Devant notre réponse affirmative et notre discours on ne peut plus étonné, il nous répondit (certaines phrases ne s’oublient pas !) “Il y a des signes !”, et nous invita à venir nous installer.

Après réflexion, je me dis que, bien sûr, il était homme à croire éperdument aux signes, à ces signes annonciateurs que la vie s’emploie à laisser sur nos chemins. Ces signes tant vénérés par Paulo Coelho !

En tout cas, vive l’instinct, le hasard, la chance, la vie, notre ange du chemin et que sais-je encore mais, avec l’immobilité,  nos sacs commençaient à peser sur nos épaules : MERCI Mr MOOG !!!

 

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Ne sachant pas faire fonctionner l’eau chaude, nous nous sommes douchés à l’eau froide ….

En venant circuler sur notre corps, elle le fouetta tellement de l’intérieur que nous entendîmes crier notre sang !

 

Mais les bons gros lits plongeants, chauds et duveteux à souhait, réussirent vite à nous faire oublier ce châtiment.

Les oreillers étaient larges et d’une douceur incomparable, détail très cher au pèlerin !

Mr MOOG avait-il deviné tout cela, très vraisemblablement oui !

 

Cet homme, ne cessant de courir par monts et par vaux, dont la vie rime avec les mots “mission, rencontre, travail, oeuvre”, philanthrope et secourable jusqu’au cou, ne pouvait ignorer ce détail !

Et tout le presbytère reflétait cette vie pleine d’action.

Je n’ai pris aucune note sur le moment, pardonnez-moi, encore sous l’effet de la découverte.

 

Et les animaux savent, certainement mieux que nous, repérer les hommes exceptionnels  …

 

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Cette poule, qui dormait sous l’échelle (servant à grimper au cerisier) s’est mise à courir vers le prêtre dès qu’elle l’aperçut, à la façon d’un chien fidèle …

Cette image ne me quittera jamais !

 

 

 

Ne marchons-nous qu’avec le corps ?

 

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Et voici le genre d’espace qui met tout à l’épreuve, et principalement la force qui est en nous !

Nous traversons des déserts d’herbe et de cailloux où le soleil nous tient comme une pieuvre dans ses tentacules ….

Nous en sommes au premier jour de marche.

 

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Le parcours est à découvert, désespérément à découvert …

Nous sommes livrés en pâture au soleil et quand l’Alsace scintille de tous ses feux elle ne le fait pas à moitié, croyez-moi !

 

Une foule de réflexions vient encombrer nos cerveaux dans pareille situation : nos sacs sont à changer, nous n’avons pas beaucoup marché cette année …etc etc.

Mais notre “Lola” qui est, elle,  hyper entraînée, pourquoi se trouve-t-elle alors aussi éreintée que nous ?

 

Furieuse impression et réel ressenti que les sacs nous arrachent le dos, le cou, le bassin !

Je me fais un début de tendinite, poursuis avec un bandage de la pharmacie. Je ne parviens même plus à manger,  je “PRIE” , la seule solution que j’ai trouvée pour pouvoir continuer à avancer !

 

Deux jours plus tard, en quittant Brumath et tout en suivant les canaux,  Lola craque, pleure sur le sort d’une souris morte rencontrée en chemin, elle ne sait plus ce qu’elle fait là, elle se sent effroyablement fatiguée …

Or, au fur et à mesure que nous nous rapprochons de Strasbourg, nous trouvons la force en nous pour la motiver et elle s’emplira de plus en plus de joie de vivre au fil des pas !

 

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“Tout au long du chemin, je t’ai senti présent, magistralement présent et aimant !” (A mon ange Yoann.)

 

 

Quelques jours plus tard,  en cheminant vers le couvent St Marc,  j’eus la sensation, des plus délicieuses, de glisser sur le chemin comme dans une “barbe à papa”.

Et pourtant …

Le relief n’avait pas changé, toujours en “montagnes russes” !

 

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A un moment, je pleure , pleure de chagrin,  me délivre …

Et c’est alors que je peux, enfin, penser aux autres, et prier pour tous ceux et celles qui m’avaient confié leur souffrance  …

Je repense à la phrase de “Guy” (je l’évoquerai plus loin. Avec son épouse “Christiane”, ils furent “LA” rencontre du chemin !), cette phrase qui me fit encore pleurer, mais de bonheur cette fois !  Vous en prendrez également connaissance tout à l’heure …

 

Non, nous ne marchons pas avec le corps mais …

avec le corps relié à l’âme !

 

Et, dès que le corps se détache de l’âme, les douleurs, la fatigue surgissent.

En revanche,  lorsque le corps et l’âme sont chaudement, intimement liés, nous ne marchons plus mais …

“volons”,

à travers les airs,

nous nourrissant de la bonté et de la beauté de toute chose !

 

Notre “câbrita” (Lola), ainsi surnommée sur le chemin espagnol, est toujours devant …

Lorsqu’elle s’éloigne trop de nous et que nous ne l’apercevons plus, nous crions “Ooooh “, et devenons les charretiers tonitruants essayant de calmer leur cheval  fougueux !

 

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Quitter un chemin, quel qu’il soit, est toujours un moment difficile dans nos entrailles …

Après 270 km de parcourus, nous commencions à bien y entrer corps et âme !

 

Comme sur le Camino espagnol, je commençais à savoir m’endormir sur un froissement de sac,  ou les yeux rivés sur trois fois rien :  le noeud d’un bois ou la veine d’une pierre …

Ici, au couvent de Bellemagny, ce fut sur la dentelle d’un rideau …

Mais nous en étions, déjà, au dernier jour de marche !

 

A force de marcher, le corps et l’esprit parviennent à se frayer, partout, des chemins de douceur, de sommeil et de ravissement  …

Et nous nous fondons tout entier avec le monde qui nous entoure !

 

 

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 C’est fou comme les rêves voyagent !

 

Il arrive que notre regard s’accroche, tout à coup, comme happé par nos souvenirs, à un détail, un objet, qui pourra paraître, aux yeux de l’univers, banal et totalement insignifiant.

Et ce détail, cet objet, va devenir rien que pour nous, l’espace d’un suprême instant, cette page écrite à l’encre de notre coeur dans le livre des voyages et du temps….

 

 

 

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Nous venions d’arriver par le train à Wissembourg.  Juste en face de la gare, nous attendait un p’tit resto bien sympathique .

Et c’est là même, dans un cadre insolitement chaleureux, que je vis ce lustre féerique !

Du Nord de l’Alsace, dont je foulais le sol depuis quelques minutes, je me suis retrouvée, en un bond de sauterelle, en plein coeur du pays huguenot, au “Pont-de-Montvert”, sur le Chemin de Stevenson !

Je revoyais notre gîte, perché tout en haut d’une ruelle, et une petite fille  de 9 ans”Miléna”, assise sur les marches, aspirée toute entière par un livre (la couverture était rose, je me souviens), pendant que sa maman ajustait charges et bât sur le dos d’une vieille ânesse, travail d’horloger !

C’était leur première “grande randonnée” à toutes les deux et elles s’apprêtaient à parcourir une centaine de kilomètres à travers les Cévennes avec cette ânesse, louée pour les besoins de la cause, et dont les propriétaires avaient dû probablement mentir sur l’âge.

 

Le gîte était tout vêtu de bois et de pierre, à l’intérieur, et tout enrubanné de feuillage, à l’extérieur ; notre fenêtre de chambre y donnait directement !

Et, dans le bureau, il y avait ce faiseur de rêve que j’avais comparé alors à “une pluie de fleurs”, et qui me fait penser aujourd’hui à “un manège enchanté d’étoiles” …

 

Il est fou de constater combien, le plus modeste des éléments, un lustre en l’occurrence, pouvait ainsi nous transplanter, nous perdre, nous faire basculer d’une rive à l’autre …

A ce point de dépaysement, ce phénomène n’était-il pas tout simplement “magique” !!!

 

 

 

Avons rencontré des gens de coeur … 

 

Quarante vaches, une quinzaine de chats, des veaux, deux chiens au caractère bien trempé et …

deux coeurs tout sertis d’or et de lumière : les leurs !

 

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Ils nous ont offert pour la nuit un mobil-home de rêve, sous de grands arbres, pour la modique somme de 20 euros (pour nous trois, je précise !) avec frigo rempli et du bon lait de la ferme pour le p’tit déj !

Leur antre est un vrai paradis (Ne manquez pas d’aller y faire un tour sur mon diaporama commenté), et eux en sont “les anges merveilleux” !

 En contemplant cette photo, je souris aujourd’hui comme une enfant devant mon écran ; ils étaient si friands de partage et portaient en eux une telle joie d’exister …

 

 

 

Trois chiens, un chat et …

son coeur à elle, déjà habité par la lumière du Chemin !

 

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Elle s’appelle “Nadia”, rencontrée vers le canal de la Bruche, où elle promenait toute sa p’tite famille.

Son Labrador sable nous a tellement rappelé la nôtre “Cannelle” ,  et c’est ainsi que nous sommes rentrés en conversation, nous immergeant très vite de l’un l’autre !

Nadia rêve de faire Compostelle un jour et ….elle le fera !!!

Oui, je le sais, car j’ai vu des chapelets d’étoiles briller sous ses pas ……..

 

Allez, encore une petite photo, si pleine de tendresse !

 

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Nous y avons “infini-aimant” parlé de voyage, d’êtres exceptionnels, d’amour, de paix ……!

Je vous demanderai donc d’imaginer la photo qui va suivre, animée de toute une équipe de joyeux passionnés autour de la table, dont nous étions les trois seuls pèlerins de Compostelle.

Que faisaient les autres ?

Ils marchaient un peu (je crois ?), savaient en tout cas rêver, échanger, s’émerveiller, s’enrichir …(toutes ces splendides valeurs n’appartiennent pas qu’au Chemin de Compostelle !)

 

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 Au couvent St Marc

 

 

Les religieuses, complètement adorables, se sont levées pour nous aux aurores, afin de nous préparer notre petit déjeuner.

Je suis en pure admiration devant cette dévotion aussi douce et discrète qu’elle est enracinée et fidèle !

On croit trop souvent, et à tord, que la vie d’une religieuse n’est faite que de repos et de méditation.  A force de les avoir côtoyées, je commence à penser, au contraire, que leur coeur bat au rythme du monde ……….

 

 

 

 Un coq chantait par la fenêtre ouverte …

Au crépuscule, j’entendrai les Soeurs chanter en arrosant leurs fleurs et leur potager, après une rude journée de travail ,

leurs voix s’élèveront jusqu’à mon âme, pour l’emplir de bien-être et d’espérance !

 

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Le couvent de Bellemagny :  un décor simple !

 

 

Sur un bout de journal, je lis qu’elles ont tout défriché et reconstruit de leurs mains pour pouvoir bâtir un lieu accueillant les personnes âgées et malades.

 

Elles ont été “aux vrais petits soins” pour nous !

 

Avant de partir, La Mère Supérieure nous donne une “eau miraculeuse” dans un petit flacon, uniquement composée de plantes ;  je l’ai surnommée ainsi car elle guérit pratiquement tous les maux !

Et le regard frétillant de cette Mère Supérieure me restera à jamais gravé …

Extrait de ma moleskine “De ces regards qui devinent tout en silence, qui partent cheminer au fond de nous pour s’arrêter dans les recoins les plus enfouis, les plus secrets …”

J’en ai encore des frissons en relisant ces mots et revois, le coeur saisi d’extase, la silhouette de cette petite dame, toute menue, respirant tout à la fois la tendresse d’une “mère” (sans M majuscule)  et l’énergie d’un torrent ! 

 

 

Et je ne suis pas là d’oublier non plus leur soupe, défiant les meilleurs palais, que je nommerai aussi de “miraculeuse”, tant elle crée de plaisir en la savourant !

 

“Le couvent de Bellemagny” …

un exemple de générosité qui m’a émue, une fois de plus , jusqu’aux larmes !!! 

 

Rien n’est plus grand que l’humilité des êtres et des choses….. 

 

 

 

Dernier jour, derniers pas, je rêvais en secret d’un immense steak frites et le chemin nous y mena droit dessus !

Mais nous ne savions pas, alors, que ce serait dans un “4 étoiles du guide Coeur ” ……

 

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Sans rien dire, ces deux hommes nous ont fait cuire deux steaks à chacun, les accompagnant d’une opulente salade avec les frites…

Nos visages inspiraient-ils à ce point la faim ? (je souris).

Ce fut un vrai “feu d’artifice” dans nos coeurs et dans nos papilles  !

Puis, ils nous ont offert un café (comme s’ils ne nous avaient pas suffisamment entourés de gentillesse !) et ont, de surcroît, accepté de poser pour la photo (ce qui ne fait pas trop partie de leurs coutumes !).

 

Je ne sais plus, ensuite, ce qui m’amena à leur parler de la “Crédenciale” (passeport du pèlerin, tamponné à chaque halte).

Avec une certaine “impatience enfantine”, je suis allée en chercher une des nôtres pour leur montrer.

A la vue de tous ces tampons si évocateurs, j’ai vu dans le regard de l’un (celui à droite sur la photo) perler comme une sorte de nostalgie mêlée d’envie !

Il me parla alors de son grand-père qui fit, lui aussi, un chemin spirituel à dos de chameau en plein désert ……

Et, en y songeant aujourd’hui, je me dis “Quelle foi, quel enthousiasme intérieur faut-il posséder pour  emprunter de tels chemins, muets, et dénudés de tout (ou presque) !”

 

Cet échange me rendit “folle d’amour pour l’humanité !”

Et, d’ailleurs,  pourquoi la religion devrait séparer les hommes ? Car, quelles que soient nos convictions en la matière, ne cherchons-nous pas la même lumière …!

 

Lorsque nous mangions à la terrasse,  il y avait autour de nous des jeunes dont, pour beaucoup, on devinait une certaine révolte et misère sociale …

Sans bruit, rien que par une écoute intérieure, je me suis rapprochée d’eux, de leurs conditions, de leur appel …

Je n’avais plus le même regard, ce fichu “regard sur les autres”, lorsque ces autres sont diamétralement différents de nous.

Et cet état me donnait envie à la fois de pleurer et de crier de joie ………!!!

 

Lorsqu’un chemin se termine,  tout ce qui y fut vécu forme en nous comme un “chaos intérieur” …

C’est l’explosion finale comme si le chemin avait déposé en nous, à chaque étape, un paquet chargé d’amour et que là, parvenus à destination, nous déballions tous les paquets ….

 

“A vous tous et toutes, fleurs du chemin, de vous regarder aujourd’hui me GRANDIT …”

 

 

 

“LA” rencontre du chemin !

 

 Pourquoi “LA”  ?

Non pas que les autres rencontres aient moins compté pour nous, loin s’en faut !

Mais, celle-ci, je l’écris en majuscules car elle représente celle qui m’a sûrement le plus “bousculée” de l’intérieur ……..!!!

 

De Weitbruch à Brumath, notre livre indiquait un balisage inexistant.

Plutôt que de nous perdre, nous avons opté pour le macadam ; nous y effectuerons un bon 8 km, en plein cagnard !

 

 

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Nous ne sommes donc pas arrivés comme prévu près de l’église de Brumath mais d’un temple sur les marches colossales duquel nous nous sommes royalement affalés …

Et c’est donc là que Christiane et Guy, recommandés par le prêtre de Brumath, sont venus nous chercher.

(Je trouverai, par la suite, la coïncidence un tantinet amusante !)

 

 

 

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Christiane et Guy

 

 

On marche vers leur seuil sur une frêle et grâcieuse mélodie d’eau, filet magique ornant de perles les feuilles de nénuphar …

En parvenant vers le petit salon de jardin, perdu au beau milieu d’un fouillis végétal des plus charmants,  prenez garde à ne pas réveiller le chat qui dort, au soleil, sur un banc improvisé …

 

Chez Christiane et Guy :  ”la maison où l’on resterait pour l’éternité” !

 

Bien que leur demeure ait toujours été vouée à l’accueil et au partage, nous étions “leurs premiers pèlerins de Compostelle”.

Ce chemin intriguait quelque peu Guy qui nous a donc posé moult questions.

Il n’est jamais facile à un pèlerin d’expliquer pourquoi il fait le chemin !

Mais, avec Guy,  chaque question posée devenait un nouveau voyage,  un merveilleux sentier buissonnier à découvrir …

Alors, nous avons parlé, parlé, n’avons fait que parler !

 

Christiane et Guy sont les exemples vivants qui nous montrent que le “vrai chemin spirituel” se trouve déjà à l’intérieur de soi …

Et le lendemain, lorsque nous repartirons, ce sera “emplis”  de l’élégance d’âme de Christiane et des paroles de Guy, devenu animateur religieux, mais également conteur dans les écoles, faiseur de joie avec Christiane auprès des malades, des personnes âgées , pour ne citer que quelques-unes des”offrandes” embaumant leur si beau chemin de lumière !

 

Cette farouche envie d’aller, humainement, plus loin que leurs simples limites, a été principalement nourrie par un homme d’exception …

Et je l’ai rencontré cet homme :  ”le Prêtre de Brumath” 

J’ai eu ce privilège, en allant faire tamponner nos crédenciales, conduite par Guy.

Je me souviens d’un homme bâti comme un roc, dont la grandeur m’a  fait écarquiller les yeux !  Il nous reçut pieds nus.

Il avait de très larges mains aussi, je les revois posées sur son bureau ;  on avait envie d’y caler toute notre misère !

 

Et c’est ce même homme qui, par intermédiaire, me fera réveiller à 3 h du matin, en proie à une intense réflexion ….

Lors de la soirée, en effet, Christiane nous fit part d’une animation qui semblait l’avoir profondément marquée ; animation mise sur pied de toutes pièces par ce prêtre.

Elle ignorait alors, en la narrant de sa voix douce et imprégnante, l’effet que cet échange aurait sur mon être  !

 

Christiane raconte que ….

le prêtre, un jour, avait demandé à ses paroissiens d’exprimer, sous forme d’écrit, dessin ou photo, le meilleur moment vécu au cours de leur année.

Avec ces “bouts d’âme” il constitua une gigantesque guirlande dans l’église, que chacun et chacune pouvait venir consulter …

Partager ainsi, tous ensemble, le “pain de la vie”, tient du grandiose !

A 3 h 30 du matin précisément, je me suis réveillée en sursaut pour, d’une part, écrire sur le livre d’Or de nos hospitaliers et, d’autre part, pour chercher le moment qui avait été le plus beau au cours de mon année.

En le découvrant, mes larmes jaillirent comme l’eau d’un puits longtemps condamné …

Je vous parlais tout à l’heure de “chaos intérieur”, eh bien ce fut là un véritable tremblement de terre qui se produisit en moi, mon être tout entier se trouvait sens dessus dessous !

Ce que je découvris était, justement,  si extraordinairement beau ….

Le meilleur moment n’est pas celui le plus empreint d’éclats de rire ou de magnificence. Non, il est sobre, plein d’humilité,  il est l’enfant d’un accouchement difficile avec cette joie indéfinissable au bout de le voir enfin né, il est ce fruit exceptionnel et inattendu qui nous aura fait creuser la terre et y mettre les mains au plus profond !

 Il était donc né, cette nuit, pour moi,  ce “meilleur moment”, dans les bras de ma fille aînée “Gwen”, que je me rappelais avoir serrée de tout mon coeur dans les bras, séchant ses larmes et sa grande misère morale; elle qui pleurait ainsi suite à une brusque querelle où  je n’avais pas su la comprendre, et ses mots dans mes bras fendaient à tel point l’âme qu’une nouvelle porte s’ouvrit en moi, ruisselante d’une nouvelle clarté …

J’avais dû creuser, à ce moment-là, loin loin dans la terre de mes certitudes pour admettre, ensuite, qu’elle se devait d’abriter des saveurs différentes ……

 

Le plus beau moment, oui, est bien celui où nous donnons le plus de nous-même et où nous allons chercher dans les fins fonds de notre âme pour y parvenir !

 

 

Christiane raconta encore que …

le prêtre, un jour, avait décidé de larguer les amarres et de changer la direction du “baiser de la paix” !

Il demanda ainsi à chacun et chacune d’aller serrer la main aux personnes les plus étrangères  de leur entourage.

Tout le monde s’est ainsi retrouvé dans l’allée centrale à se parler et se tendre la main pour la première fois, apprivoisant l’inconnu … 

Quel somptueux bouquet d’hommes cela devait former !!!

 

Et j’en viens à parler de cette “fameuse phrase” , évoquée un peu plus haut, que Guy fit résonner en moi …

Ecoutez-là, c’est un léger bruissement intérieur qui chante comme une cascade dès qu’on y soulève le voile de brume …..

Il nous a dit :

“Je parle, je raconte, mais c’est Christiane qui ressent !”

 

J’avais l’impression, en prononçant ces mots, d’entendre toute la poésie du silence …

Et, en même temps, la similitude entre “Patrick”, mon coéquipier de vie, et moi-même était si…bouleversante !!!

J’en étais, ainsi, doublement émue ……….

 

Nous sommes repartis le matin, après un petit déjeuner aux chandelles sur fond de Monteverdi. 

 

De partout, j’ai écrit :  ”Nous repartons sur le chemin, bien plus humbles et plus désireux que jamais de donner et bâtir à chaque instant!”

 

Et, comme je ne crois pas au hasard, ces mots j’aurai très vite l’occasion de les expérimenter …

Peu après notre retour au bercail, notre fille “Gwen”, celle que j’avais serrée si fort dans mes bras au printemps,  décidait de venir s’installer définitivement en Charente Maritime.

Elle nous arrivait avec son “petit bout des îles”, une autre jolie petite graine dans le ventre, et toute sa fragilité aussi, son désespoir, ses impossibles colères intérieures …..

Il a fallu nous réapprivoiser l’une l’autre, unir notre lourd passé, nos doutes et nos vies différentes en un superbe champ de fleurs !

Ce fut prenant, fort, terriblement torturant parfois, mais tellement sublime une fois l’oeuvre d’art terminée !!!

 

Rien, jamais, n’est accompli au hasard et si je n’avais pas fait ce chemin auparavant, je n’aurais sûrement pas eu la force d’affronter tout cela.

 

D’avoir approché le courage de ces prêtres, de vraies figures d’humanité en Alsace, et vécu ce magnifique “voyage intérieur” auprès de Christiane et Guy, m’ont donné la sève nécessaire à la situation.

Et la présence constante de mon ange, si débordante d’amour, en fit une “sève d’exception” poussant tout mon être vers le haut et l’infinie pureté des étoiles !

 

 

 

 Tu étais là, magistralement là, à nos côtés …

 

 

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 Quelques pas avant la fin …

 

 

et chaque instant a pris le contour d’un coeur ouvert aux vertus de l’infini et de l’éternel …!

 

 

“L’Abbatiale de Wissembourg au petit matin …”

 

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L’Abbatiale donnait sur le jardin de la cure et sur notre chambre …

 

Nous allions entamer notre premier jour de marche.

Alors que j’étais entrain d’ouvrir la fenêtre sur un paysage encore endormi, au même moment, pas un millième de seconde ne s’écoula entre temps, toutes les cloches de l’Abbatiale se sont mises à sonner …!

J’eus l’incroyable et palpitante impression qu’elles s’étaient mises à battre la mesure pour moi et, en même temps, qu’on me regardait du ciel ; j’ai senti rayonner un sourire sur la chair de mon âme …

Ces ressentis ne s’expliquent pas, ils font juste vibrer notre être à la façon d’un oiseau qui prend tout à coup son envol en plein ciel et part s’enivrer de l’azur …

Ils nous laissent aux longues mains d’artiste des mystères de l’impénétrable et je suis devenue petit faon dans le beau milieu sombre et incertain de la forêt et …je n’avais plus peur !!! 

 

Deux larmes ont coulé le long de mes joues en silence, traçant deux sillons où, du ciel, on me jetait des fleurs  …

 

 

 

 Un peu de ton histoire …

 

 

Elle fut un temps ton refuge, ta cabane spirituelle,  le lieu où tu venais sûrement confier tes peurs, et le tout premier endroit où tu nous emmenas ce 17 septembre 2007 lorsque nous sommes venus te voir…

 

 

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Intérieur de la Cathédrale de Strasbourg

 

 

Extrait de ma moleskine  ”J’ai senti là toute ta souffrance imprégnée dans les murs.

J’ai deviné l’endroit où tu venais prier, je l’emporte, je ne sais où encore …..” (juillet 2013)

 

Et, j’en étais convaincue à présent, c’est à Santiago, dans cette petite chapelle, celle où Marie porte son enfant et où une messe fut célébrée pour toi en 2009, que toute ta souffrance s’est transformée en océan de paix, en gerbes de joie, en inaltérable espoir …

C’est là, également, que des amis pèlerins m’ont dit ressentir ta présence dans leurs tripes, une présence  comme un sourire-soleil, un bouquet de fleurs fraîchement cueillies, une douce main tendue, toute sculptée d’étoiles …

Comme j’ai hâte d’y revenir !!!

 

 

La cathédrale,  ce splendide édifice de dentelles qui couvrirent ton coeur lorsqu’il avait mal ou froid …

 

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Assise juste devant, à une terrasse, tout me revenait en mémoire : la pizzéria “Il journale” où nous avions déjeuné ce 17 septembre,  le tour en bateau mouche, ton portrait croqué par un peintre de rue, au côté duquel ma table d’écriture est installée désormais …

Et même si mon coeur était entrain de chanceler à tomber, sensation inévitable, je ne devais retenir que ces bons souvenirs ; ceux où, je l’espère, tu t’es senti “aimé” !

 

 

 

A chaque regard posé, j’ai senti ta main se fondre dans la mienne ….nous refaisions la ballade ensemble !

 

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Nous n’avions pu explorer les ruelles, avec leurs balcons ravissants et leurs jolis troquets, tu étais tellement fatigué !

Mais je sentais là un vent nouveau, avide de tout, guider mes pas et mes envies …….

 

 

Aux premières lueurs du jour, Strasbourg était encore plus fantastique !

 

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Je me suis retournée  avant de partir, et j’ai su que nous y reviendrions un jour, (on ne découvrait pas les  trésors de cette ville en un jour), mais

nous l’aborderions cette fois …

le coeur rempli d’allégresse !

 

 

 

La prière 

 

Il y a tant de sortes de prières et tant de lieux pour les murmurer !

J’ai déjà prié sous une pluie battante, dehors, devant une pierre ou une simple croix, dans des chapelles oubliées où ne venaient plus prier que les oiseaux …

 

 

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l’oratoire du couvent St Marc

 

 

Et ici je me sentais bien également, dans cet oratoire aux lueurs et aux senteurs de la forêt !

 

Rien n’est irréel dans ce genre d’endroit, rien, bien au contraire …

Tout y rapproche nos pensées et notre âme de l’essentiel,

à nous qui oublions trop souvent les racines mêmes de notre être !

 

J’y déverserai une rivière de câlins, de confidences et de douleurs,

des mots des mots et des mots pour mon ange,

à l’oreille attentive de son coeur …….

 

J’ai senti son écoute si ardente, et le lieu si désireux de paix, que j’étais soudainement prête à battre des montagnes !

Cette soudaine énergie allait me porter sur le chemin …

J’ai eu envie de fermer les  yeux pour mieux goûter à ce bien-être retrouvé,

ne voulant pas en perdre la moindre miette.

 

Je me souviendrai toujours de cet oratoire où fut déposé avec amour …

“un délicieux baume sur mes plaies “

 

Il se souviendra de nous lui aussi,

d’une mère tristement éperdue et d’un fils prodigieusement attendri …!

 

 

 

 Mais encore …

De quoi fut fait ce chemin ?

 

Sur le chemin,

on panse tout seul son coeur écorché,

on pleure pour de vrai,

et on s’amuse, on rit d’un rien.

 

On devient des  enfants libres, des …

“Robinson de l’âme” !

 

 

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et en Alsace …

le mot “enfant” doit sûrement être chanté, chaque soir, par la lune, et dansé en ronde par les étoiles !

 

L’Alsace, un pays à l’esprit si savamment “comptines” 

 

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L’arrivée à chaque village  y est grandiose !

 

 

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Arrivée sur Kaysersberg

 

Ici, en allant toucher le coeur des vignes,  les yeux embués par ce château, dégoulinant de soleil et de majesté, toute une colonie d’oiseaux est venue s’envoler devant nos têtes éblouies ……!

 

 

La vie, dans ce pays, y est rythmée par le chant des oiseaux et celui des clochers …

Alors, à chaque pas posé sur le sol, le pèlerin suit cette mesure, ressuscitante comme l’eau des puits,  pure comme le plus harmonieux des bols tibétains !

Et ces cours de ferme avec leurs tonneaux et leurs bancs de dégustation …

Je n’ai pas osé prendre de photos, par pudeur et respect, mais il en émanait un romantisme fou !!!

 

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Sur tous les chemins du monde, lorsque l’on y marche, chaque chose, chaque lieu, même désert, et à fortiori désert, acquiert une valeur particulière…

Et, au petit matin, il est souvent si bon de se raconter la belle histoire qui nous a bercés le soir !

 

P1070572 (Copier) camping de Molsheim

 

Hier, il y avait là …….

un artisan en saucissons et fromages,  une vendeuse d’écharpes, un chat recueilli, une extraordinaire pompe qui faisait couler des bières sublimes (Oh, les mauvaises langues, nous n’en avons bu qu’une !) et “Antoine” le baba cool en job d’été (et qui plaisait drôlement à Lola ….Chut !!! Mais non, z’ai sa permission pour le dire !)

 

 

 

P1070513 (Copier)Foyer Notre Dame à Strasbourg

 

Il y avait là des jeunes de tout bord et de tout pays …

Notre fenêtre de chambre donnait sur la cour, leurs échanges et leurs rires .

Et nous avons dormi dans ce délicieux brouhaha qui m’a rappelé les soirs en Espagne , sur le “Camino Francés”…

 

Lorsque, sans bruit, nous fermerons la porte pour nous retrouver dehors, avec le soleil levant, tout retentira à nouveau en moi, avec le même plaisir  !

 

Et, chaque matin, à chaque sac qui se boucle retentit comme la sirène d’un train …….”Prêts pour le départ ?”

Prêts à rencontrer, découvrir, se découvrir et …emporter quelque chose de quelque part dans l’intense nudité du petit jour !

 

 

 

Mais rien, jamais, n’est comme nous l’avions imaginé …

Guebwiller …Que ce nom me faisait rêver !

Le fameux ballon de Guebwiller, mes leçons de géographie,  l’infini,  l’altitude, le bout du monde en somme !

Aussi, je me l’imaginais en petit village, emmitouflé dans sa montagne.

Et ce rêve d’enfant avait dû rester quelque part accroché en moi !

Je fus légèrement déçue en arrivant sur une grande ville, aux maisons plutôt “passe-partout” .

Mais elle m’offrait, à sa façon, de l’insolite et matière à m’évader avec …

cet arbre-conteur, ces fenêtres espiègles …….

 

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 et un gîte aux allures de Robin des Bois, où nous dégusterons du sanglier au feu de bois !

 

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C’est au pied de ce château que je rêvais de m’asseoir, la moleskine sur les genoux, en oiseau rapace, avec des ailes géantes et les yeux gavés d’azur …

 

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Un des joyaux de Kaysersberg !  

 

 

Un jour,  le plus pitre des pèlerins, le plus charmant des pitres du reste,  me dit “J’habite Kaysersberg !”

Aussitôt,  mes petits doigts coururent sur le clavier pour taper ce nom abrupt, sentant la tanière …

et je vis ce château !

Il ne cessa, depuis,  d’hanter mes rêves …

 

Or, arrivés tard sur les lieux, il y avait eu tant de merveilles en chemin à immortaliser sur pellicule, nous ne connaîtrons rien de Kaysersberg, ou si peu , ne faisant qu’y courir après le temps et dévaler les ruelles en “fourmis fatiguées” !

 

 

“Fée Alsace”… écoute !

 

Nous reviendrons …

 

Nous suivrons,  entre les grands sapins, les étoiles laissées par Ste Odile …!

Ste Odile que j’avais imaginée, en chemin, en “petit chaperon rouge”, vagabondant dans la forêt un panier à la main, rempli de petits pots d’étoiles dont elle parsemait les sentiers, ça et là …

Elles nous mèneront vers le sarcophage et les trois chapelles que nous n’avons pu voir, notre étape du jour étant encore loin.

 

 

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Nous passerons chez Mme Dolder, à Mittelbergheim, acheter quelques bonnes bouteilles, car son vin était un poème dont les rimes flânent encore sur nos lèvres …!

 

Nous irons déjeuner à la “Petite Venise”, à Strasbourg,  réservant une table à sa jolie terrasse au bord de l’eau …

 

Et peut-être qu’un gentil fantôme nous invitera au château de Kaysersberg pour un inoubliable souper aux chandelles …

Ah mais, que vois-je en y songeant ?

Ne serait-ce pas ce pitre de pèlerin, dont je vous parlais tout à l’heure,  déguisé pour l’occasion en vampire chevaleresque ….?

 

Je le préfère en esthète, pas vous ?

 

P1070809 (Copier)“Philippe”, le plus pitre des pèlerins ! 

 

 

Nous lui avons fait une “visite éclair” ….Sniff !

Vivement …………ce souper aux chandelles  !!! 

 

Quand vous aurez fini ce chemin avec moi, allez découvrir son travail auprès des personnes déficientes visuelles qu’il amène sur les chemins de Compostelle.

Il a un site, somptueux, qui en parle : “Les yeux de mon guide”

Vous le trouverez sur ma colonne de droite à “Mes hamacs”

 Son projet est entrain de s’élargir, s’orientant vers les malades  d’Alzheimer.

Souhaitons-lui réussite et courage au sein de cette action “Admirable ” ! (avec un A majuscule, comme le mot “Amour”, dont tout son être déborde !)

 

 

 

Déjà partir !

  

Au fur et à mesure que s’achevait mon diaporama commenté, je traînais déjà …

Je traînais, prise d’une tendre euphorie et d’une poignante tristesse à la fois, revenant en arrière pour contempler et relire, me gorgeant de chaque instant comme à l’eau d’une fontaine miraculeuse …

Qu’en sera-t-il ici de mon état d’âme ?

Le même,  déraisonnablement le même !

Je suis “aime-hantée” à ce récit …

Et j’attends,  

j’attends que cet écho terre à taire me parvienne en vagues déferlantes, me projetant sur le récif …”Pèlerine, tu es arrivée !”

 

Mais non, folles demoiselles, j’ai gardé ……..”un coin de corail dans mon coeur” !

 

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 Et puis …

Ne nous reste-t-il pas ce ti bateau pour voguer encore et encore ?

 

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Vous montez ?

 

Ce sera à nouveau exquis, craquant, et nous rendra …

“célestement heureux “

 

 

Bon happy-tea  ! 

 

 

 

Le vin à la robe fendue…

 

 

P1030268 (Copier)

 

 

 

Il y a quelques jours, des amis m’ont fait connaître un vigneron complètement hors du commun …

C’est un “vigneron poète” !

Je vous invite, à votre tour, à venir l’écouter mais …venez, je vous en prie !

Jamais, vous n’aurez entendu de la bouche d’un simple vigneron une telle poésie,  avec des mots qui, chacun, mettent le coeur au bord des yeux …!!!

Il l’ignore sans doute, mais c’est un “vrai Passeur” …..

Passeur d’amour, de rêve et d’espoir !!!

Bienvenue, Monsieur le vigneron, dans la communauté de mon amie “évajoe” ….!

 

Voici deux liens qui vous mèneront vers cet homme d’exception,

les vidéos ne sont pas longues du tout, ne durent chacune que deux bonnes minutes .

 

 

http://larobefendue.com/floraison.html

 

http://larobefendue.com/passion_heritage.html 

 

 

 

Post-Scriptum

  • chemin-je-t-aime
  •  Je marche et j'écris pour Aimer...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps !
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  • : 18/12/2010
  • Mis à jour le : 22/02/2013


 

 1123f

Cil-anse ....il dort ! 

 

Emue par…


Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !


Sabine

ou SAB-Lyse.


A la mare-aile ….

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles

Danseront à tire-d'aile

dans la ronde du bonheur.

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH ! frais,

folie à l'endroit

raison à l'envers !

(Sabine)

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A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

1001 fontaines pour demain !

NM Médical, distribution de matériel médical

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Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

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P1060170 (Copier)

 

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