Au seuil de ma demeure …

 

Qui que tu sois, tu es le bienvenu sur ce blog...même si tu n'as pas réalisé de grands voyages ! Car le voyage, le "vrai" (les chemins me l'ont divinement murmuré) c'est l'amour et l'écoute que tu portes en toi !

 

Ecouter un oiseau

Sourire à un inconnu

C'est déjà partir

C'est forcément aimer ...

MERCI d'être venu jusqu'ici !

 

Sabine

 

Quelque part un écho…

135- et beaucoup d'émoi!

La pensée vient en marchant (Nietzche)


L’essence même de cet espace..

 

Le cœur est dans chaque être

et dans chaque chose

j'aime aller à cette encontre

et en partager la lumière ...

C'est à la lueur de cette sublime chandelle

qu'avancent main dans la main

mes pas mes images et mes mots !

 

Sabine

 

Sourire de l’instant

 

Je ne puis toujours libérer mes pas comme je le souhaiterais vers ce chemin virtuel que j'affectionne tant !

Mais, chut, le temps ne me voit pas toujours et je parviens de temps à autre à venir, ici, lui dérober dans ses poches ma friandise préférée ........"le partage" !!!

 

Une pèlerine des sentiers du coeur.

 

Le vin à la robe fendue…

 

 

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Il y a quelques jours, des amis m’ont fait connaître un vigneron complètement hors du commun …

C’est un “vigneron poète” !

Je vous invite, à votre tour, à venir l’écouter mais …venez, je vous en prie !

Jamais, vous n’aurez entendu de la bouche d’un simple vigneron une telle poésie,  avec des mots qui, chacun, mettent le coeur au bord des yeux …!!!

Il l’ignore sans doute, mais c’est un “vrai Passeur” …..

Passeur d’amour, de rêve et d’espoir !!!

Bienvenue, Monsieur le vigneron, dans la communauté de mon amie “évajoe” ….!

 

Voici deux liens qui vous mèneront vers cet homme d’exception,

les vidéos ne sont pas longues du tout, ne durent chacune que deux bonnes minutes .

 

 

http://larobefendue.com/floraison.html

 

http://larobefendue.com/passion_heritage.html 

 

 

 

Au pays des rebelles !

 

Pour le thème du mois de septembre chez les “Passeurs de mots” et, avec un peu de retard, voici ce que m’a inspiré ce sujet si plein de charme qu’est 

la vigne !

 

 

P1090843 (Copier)sous mon préau

 

 

 

Vous vous souviendrez peut-être …

C’était en décembre, pour la lettre “C” du bal des citations, j’avais choisi le mot “conte”, faisant parler Chabrol au coeur de ses Cévennes …

Je luis faisais évoquer, par quelques extraits, les rêveries d’un instituteur, la maison commune, des visages inoubliables et ce fameux vin hors-la-loi “le clinton”.

Je vous offre aujourd’hui quelques extraits de plus, honorant encore ce vin , thème de septembre oblige !

Dégustons ensemble ce nectar de littérature émanant de cet écrivain rebelle qui, à chacun de ses mots, nous transporte dans  l’authenticité  de son terroir et …quel terroir !

 

——–

 

 

“Frank Joszà prit le verre des deux mains, entre le pouce et l’index. C’était un vin sombre, épais. Il le porta vers ses lèvres avec un geste de prêtre. Il ferma les yeux, avala d’un trait une longue gorgée. Il en fut soulevé, crispé, il retomba sur sa chaise pour se rassembler contre l’insurrection de ses entrailles.

Nous le savons, au premier abord, le clinton est épouvantable.

Mais quand on n’a eu la bouche faite qu’à lui, les meilleurs vins paraissent toujours un peu fades.  A Clerguemort, chaque famille fait son clinton pour l’année, ce qui fait trente clintons. Apportez-moi trente verres et je vous dirai : ça, c’est le clinton des Ardailhan, ça, c’est le clinton du Mèffi,  ça, c’est celui du Sang-Caillé, mais il est de plus fines gargamelles,  le Mèffi ou le  Chicane pourraient dire : oui, c’est le clinton des Ardailhan, mais pas de cette année, c’est celui d’il y a deux ans, du septembre qu’il a tant plu ; oui, ça, c’est le clinton du Sang-Caillé, mais pas de sa vigne des Fossats, de sa vigne du temple, sûr !

Ni le Mèffi ni le Chicane ne seraient capables de distinguer un bourgogne d’un bordeaux.

A retardement, Franck Joszà découvrait dans sa bouche une saveur incroyablement fruitée, un goût de framboise écrasée.

Le clinton est comme le cochon, bon de la tête aux pieds, rien à jeter.  Ses sarments secs sont les meilleurs des allume-feu.  Ses feuilles sont la meilleure enveloppe des fromages de chèvre.  Ses grappes, on n’en finit plus de s’en servir : on les écrase dans une cuve, on laisse “bouillir” puis on tire du jus de raisin pour les enfants,  du vin doux, puis le clinton, le premier. On jette par-dessus plusieurs arrosoirs d’eau et on tire la piquette.  On recommence pour obtenir la deuxième piquette. On vide la cuve avec des fourches et on porte la “raque” au pressoir pour en tirer le vin de presse. Le marc forme alors des blocs durs et secs.  On les apporte à l’alambic pour en extraire encore différentes eaux-de-vie. Il ne reste alors de la grappe que du bois, des panneaux fibreux qui, convenablement traités, peuvent être encore utilisés pour toutes sortes de choses. Cependant, les femmes savent composer, avec les différents liquides obtenus par les différentes opérations,  des liqueurs aromatiques, des apéritifs, des digestifs,  des reconstituants et potions médicinales qu’elles gardent dans de curieuses fioles où macèrent des fruits choisis ou des plantes connues d’elles. Chaque famille prépare un vin de dessert dont le nom lui-même est curieux : la carthagène,  souvenir d’une aventure espagnole …

Le maître de céans, le Jaurès, apportait gravement une bouteille poussiéreuse, cachetée d’une cire rouge qui avait coulé quelques stalactites le long d’un goulot. Il était allé la choisir lui-même, la cave est le domaine de l’homme.

Il est juste d’avant-guerre. Pas moyen de faire tenir une étiquette, mais je le sais, je l’ai transvasé pour la naissance de Milca. Nous allons déboucher cette bouteille pour la bienvenue de ton neveu à Clerguemort. Je ne sais pas comment il a tenu, ce vin, je me méfie un peu …

En Cévenol bien né, le Jaurès entreprit de déprécier ce qu’il offrait. Le Jaurès était le maire du pays. C’était un Chapon, un de ces Chapon de l’Arboussas qui sont le pain blanc de la Cévenne. Quand on pouvait dire : “C’est le Jaurès qui l’a dit” personne ne doutait plus.

Ne la bouléguez pas trop, il y a du dépôt, j’aurais peut-être dû la transvaser doucettement avant de la servir, mais ça n’aurait pas été pareil …

Le Jaurès présentait longuement ce vin, il disait la vigne, et ses maladies, et ses maux, le phylloxéra, les plans américains, pour fortifier nos ceps contre cette peste …

…C’est quand même quelque chose, quand on y pense, murmurait-il soudain comme saisi par l’idée qui venait de le traverser : quand on a greffé le plan américain, pendant quelque temps, nos vins n’ont plus eu le même goût, et puis peu à peu, la terre a repris le dessus, notre vin est redevenu ce qu’il était depuis toujours, à s’y tromper, notre terre a fini par avoir le dessus, le terroir d’origine, la race finit toujours par avoir le dessus …

Ce disant, il regardait Franck, rêveusement, ce neveu Larguier, des Larguier du Casquillé, qui venait on ne savait trop d’où, d’Allemagne du Nord, et qu’il fallait greffer sur le cep de sa lignée, de la mèno Larguier, le vieux cep croché dans la caillasse du Casquillé.

 

Ton vin, Jaurès, il est joli pour les yeux d’abord, disait le vieil Esaïe, puis, après y avoir trempé ses lèvres, après en avoir prélevé une petite gorgée pour se la promener dans tout l’intérieur de la bouche, il ajouta : Il est bon aussi au goût, ton vin, Jaurès ! Enfin, après avoir avalé cette première gorgée, le vieux chevrier fit claquer sa langue : Ton vin, Jaurès, c’est un petit bonheur sur l’âme, voilà, et voici qu’il est  dit dans l’Ecriture : “ce n’est point aux rois, Lémuel ! ce n’est point aux rois de boire du vin, de peur qu’en buvant ils n’oublient la loi et ne méconnaissent les droits de tous les malheureux, donnez du vin à celui qui a l’amertume dans l’âme ; qu’il boive et oublie sa pauvreté, et qu’il ne se souvienne plus de ses peines …”

(Jean Pierre CHABROL).

 

 

Et si, comme Chabrol le fait également dans son livre, nous citions Khayyâm l’Infidèle :

 

” Quand je serai aux pieds de la mort

et que le fil de mes jours sera coupé,

qu’on fasse de mes cendres une cruche

et peut-être,

quand le vin l’emplira,

renaîtrai-je à la vie .”

 

 

Pas magique, cette histoire de vin ?

 

J’aime ce terroir, et ses gens !

Je l’ai parcouru à pied et le parcourrais encore …!!!

(avec un peu de clinton dans le sac ? Mais bien sûr ! )

  

 

 

 

Tant d’un soir …

 

Dans les secrets d’un soir,

je ne sais même plus où,

quelque part,

ma plume s’est envolée

et je l’ai suivie !

 

Là où elle allait, il y avait ….

 

Bien au chaud dans son plumier,

cette fleur en ailes d’oiseaux,

qui laissait voler des rimes en dormant …

 

 

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Tout un champ qui pleurait

en écoutant les notes,

plus douces que le lait,

d’une berceuse d’antan …

 

 

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Il y avait,

coulant entre les pierres,

des histoires d’enfants

et des rêves de montgolfières …

 

 

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Il y avait le soleil

refusant de se coucher

et les rires de la lune dans les herbes

qui lui couraient après …….

 

 

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Et tout cela fut si beau

que j’ai eu envie de l’écrire

à la une

des arbres où chantent les corbeaux …

 

 

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Plus tard,

lorsque dans la malle postâme

de mes pensées vagabondes

je trouverai le regard

d’un oiseau devenu ange,

je lui chuchoterai à la ronde

tous les mots de mes arbres

dansant mille louanges

pour la folie d’un soir !

Ce sera notre journal …

 

Et nous clamerons ensemble,

moi et l’incroyable oiseau,

qu’aucun moment ne se ressemble

et que la terre est un joyau !

 

(Sabine)

 

 

Je dédie ce billet au jardin “Plume au bout des doigts” ,

et à un oiseau que j’aimais !

 

 

 

Je l’ai vu passer …..

 

 

Qu’attendaient-ils, à quoi rêvaient-ils ?

 

 

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Comme moi, et des milliers de spectateurs et amoureux rassemblés sur les rives de la Charente hier, dimanche 7 septembre,

ils  étaient venus accueillir, de leur curiosité mise à vif ou de leur joie toute frétillante, la venue de …

L’Hermione

“La frégate des Lumières” ! 

 

 

Assise sur un rocher plat,  non loin de la fontaine Royale de St Nazaire sur Charente, entre quelques lézards et sangsues d’eau, les pieds à fleur de rivière,  je scrutais sereinement son arrivée ……..

“Regardez, là-bas tout au loin, entre la fontaine et la Fosse aux Mâts, annoncée par l’hélico, la voilà !”

 

 

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Au fur et à mesure que je la voyais avancer, de son pas moulé dans le sang de l’élégance,  je me sentais transportée vers des siècles et des siècles en arrière !

Et mes rêves se paraient de pétales de rose et de coquelicot, d’onguents magiques, d’effluves d’ambre et de musc , de bronzes sublimes,  de mots d’amour aux lèvres vermillon …

 

 

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Vous êtes bien sur mon rocher ?

Voyez comme ce ponton fait un joli cadre photo pour ce navire !

 

 

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Mais, peu à peu, le sujet est sorti du cadre, et il arrivait vers moi avec la furieuse intention de me …toucher en plein coeur !

Touchée, 

coulée à pic,

dans les profondeurs du frisson !

 

 

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Le soleil est devenu miroir d’or en la regardant,

tout en elle semblait comme pétri des mains mêmes de la passion !

 

 

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(Pour cette photo ayez l’esprit “Prévert” …

Imaginez ce navire en oiseau libre et enlevez-lui ce barreau !)

 

 

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 A son premier coup de canon, 

mes yeux se sont embués…

je ne savais plus parler !

 

 

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Elle était là, devant moi, tel un fantôme surgi des méandres de l’Histoire,

criant à nouveau “Liberté” !

 

 

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A sa façon de glisser sur l’eau,  l’espace tout entier en devenait surréaliste …….

 

 

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De vieux   gréements la suivaient, tels des dieux agités …

Ce n’était plus la danse du feu mais la danse de l’eau, avec les mêmes intonations musicales enfiévrées !

J’imaginais des tempêtes et des paysages de brume à couper au couteau ……(de corsaire, bien entendu !!!)

 

 

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Au loin, ses longs mâts à n’en plus finir avaient la splendeur des crêtes d’une montagne ensorcelant les nuages ….!

 

 

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 Mais  ils m’avaient aussi ensorcelée !!!

 

 

———–

 

 

Pour tous ceux et celles qui ne connaîtraient pas l’histoire prodigieuse de sa renaissance en Charente Maritime,

venez voguer  jusqu’à ce lien    

 

 

 

Ecu-aile du temps ….

 

Pour la communauté des “Passeurs de mots” dont le thème de juillet est :

vacances, voyage, dépaysement …

 

Et je dédie également ce poème à deux amis pèlerins, ceux du “pays des vautours”, qui partent sur le chemin très bientôt !

 

 

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Bachat de Lardeyrol (Haute Loire)

 

 

 

Un beau jour attendre…

Attendre que vienne à soi le temps

et redevenir enfant en écoutant ses pas …

 

Attendre, hâte-tendre,

et se frayer des jardins merveilleux

dans le sillon des pierres.

Près de l’abreuvoir, fermer les yeux,

et se fondre dans la terre

comme un doux ver luisant.

Voir surgir de l’eau

tous les diamants du monde,

le soleil, les étoiles et les rires des passants.

Chanter dans son coeur

des valses et des berceuses,

entendre danser la pluie

dans les rêves du vieillard

et être enfin heureux d’ETRE

cet animal errant

qui boit dans un calice d’Oh

le nectar du temps !

 

(Sabine)

 

 

Post-Scriptum

  • chemin-je-t-aime
  •  Je marche et j'écris pour Aimer...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps !
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  • : 18/12/2010
  • Mis à jour le : 22/02/2013


 

 1123f

Cil-anse ....il dort ! 

 

Emue par…


Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !


Sabine

ou SAB-Lyse.


A la mare-aile ….

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles

Danseront à tire-d'aile

dans la ronde du bonheur.

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH ! frais,

folie à l'endroit

raison à l'envers !

(Sabine)

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A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

1001 fontaines pour demain !

NM Médical, distribution de matériel médical

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Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

Mon premier livre

P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées

venues se poser

comme feuilles au vent,

sur 160 pages illustrées

de mes photos couleur.

 

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